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TARA OCEANS EXPEDITIONS EN EL PACÍFICO SUR -

TARA OCEANS EXPEDITIONS EN EL PACÍFICO SUR -

Artículo en francés y español- 

Pavillons du monde à bord de Tara  
Parcours croisés

Actuellement à l’île de Pâques, Tara accueille à son bord Leïla Tirichine, chercheuse et Lee Karp-Boss, chef scientifique.
Si Leïla et Lee devaient afficher les couleurs de leur pays, il serait difficile pour elles de choisir un seul drapeau. Comme sur Tara, elles hisseraient le pavillon de leur pays d’origine, et un autre en honneur de leur pays d’accueil. Et puis dans une malle, elles conserveraient les drapeaux de ces pays qu’elles ont traversés...

Jérusalem -1964. Seize ans après la naissance d’Israël, Lee vient au monde. A l’image de son peuple, ses origines sont variées. Du sang russe, hongrois et yougoslave, coule dans ses veines. En dépit des menaces dont souffre la ville sainte, Lee passe une enfance et une jeunesse paisible dans le quartier de Katamon, situé près du centre-ville de Jérusalem. Le temps des vacances, la jeune fille et sa famille quittent la capitale pour se rendre au bord du Golf d’Aqaba, dans le Sinaï. Munie d’un masque et d’un tuba, Lee explore les merveilles de la barrière de corail du Golf d’Aqaba. De ces profondeurs marines est sans doute née sa passion pour l’océanographie.

Ghardaïa – 1970. Huit ans après l’indépendance de l’Algérie, Leïla nait dans le sud du pays, aux portes du Sahara. Ses parents ont la nationalité algérienne, française, mais ils appartiennent avant tout au peuple berbère. Leïla passe son enfance entourée des dunes de sable et des oasis. A six ans, la petite-fille démarre une collection de scorpions, serait-ce les prémices d’une passion pour les sciences naturelles… « J’étais fascinée par les scorpions. Je demandais à ma grand-mère de les attraper et ensuite je les mettais dans un bocal avec de l’éthanol. Des années plus tard, j’ai donné toute ma collection au département de zoologie, de l’institut d’agronomie d’Alger ». A l’âge de sept ans, Leïla quitte les dunes de Ghardaïa pour les plages de la capitale.

Dix-huit ans. Un baccalauréat scientifique en poche, la jeune algérienne franchit les portes de l’école d’agronomie d’Alger. Pour la jeune israélienne, l’heure a sonné d’accomplir son devoir de citoyenne. Avant de commencer son service militaire, Lee s’engage une année en volontariat dans une ville défavorisée du pays. Le matin, elle se consacre à la scolarité des enfants, l’après-midi aux projets de développement de la ville. Suite à sa candidature, Lee est ensuite affectée pour son service militaire à un poste de guide culturel. Sa mission : sillonner le pays avec des soldats pour leur enseigner l’histoire, la géographie, et la culture de ce pays qu’ils servent. « J’ai eu six mois de formation avant de commencer, avec les plus grands archéologues, historiens, géographes d’Israël. C’était passionnant. » Après deux ans et demi de service, la jeune femme voyage quelques mois en Norvège, en Angleterre. De retour dans sa ville natale, Lee s’inscrit à l’université de biologie de Jérusalem.

Seattle – 1991. Pour explorer de nouveaux horizons dans le monde de l’océanographie, Lee et son mari, lui aussi océanographe, quittent Israël et s’installent aux Etats-Unis pour effectuer leur doctorat. « Les premiers mois ont été durs. J’avais appris l’anglais à l’école mais ce n’était pas simple de suivre les cours à l’université. Et puis dans la vie de tous les jours, j’avais l’impression d’avoir perdu mon sens de l’humour, car j’avais du mal à comprendre les blagues. » Lee se met vite, très vite, à l’anglais. Jour après jour, elle se sent de plus en plus à l’aise dans son pays d’accueil. A l’université de Washington, la jeune chercheuse tente de percer les mystères de la vie des micro-organismes dans ce milieu visqueux, qui est l’océan.

Toulouse – 1994. Par le biais d’un concours national, Leïla décroche une bourse pour partir étudier en France. Après un diplôme d’agronomie approfondie en biotechnologies végétales à Toulouse, elle poursuit en DEA à Rennes, puis revient à Toulouse pour entamer une thèse en biologie moléculaire et cellulaire végétale. Leïla profite de ces années d’études en France pour sillonner le pays, et étonnement, cet « enfant du désert » aime par-dessus tout la montagne, la neige, le ski.

Alors que Lee change d’Etat aux USA pour se lancer dans un post-doctorat sur « la dynamique du carbone organique dans l’upwelling », Leïla candidate après sa thèse, pour intégrer le laboratoire de Jens Stougaard, au Danemark. « Je me souviens très bien de mon arrivée au Danemark, c’était un jour de tempête, il y avait des vents de plus de 150 km/h. Je venais de faire Toulouse – Aarhus, avec mon Opel corsa ». Pour Leïla, ce voyage épique marque le début de six années danoises, riches en rencontres et en découvertes scientifiques passionnantes. Avec son équipe, ils identifient des gènes mutants capables de noduler sans la présence de bactéries. Suite à cette découverte, le laboratoire dépose deux brevets.

Maine – 2002. Après quatre années dans l’Oregon, Lee s’installe avec sa petite famille dans le Maine, où elle décroche une place de chercheuse à l’université. Le pays qu’elle avait choisi pour étudier, semble vouloir définitivement l’adopter.

Paris – 2009. Depuis trois ans, Leïla a élu domicile à Paris pour vivre aux côtés de son mari. L’année de la naissance de son fils, la chercheuse postule à un concours du CNRS pour rentrer dans le laboratoire de biologie marine de l’ENS Paris, dirigé par Chris Bowler. En tant que coordinateur de l’expédition, Chris Bowler parle à sa nouvelle recrue du projet Tara Oceans. « Ca serait bien que tu embarques sur Tara. Tu verras, c’est une magnifique expérience qui marquera ta vie ! ». Nouvellement plongée dans le monde de la biologie marine, à l’époque Leïla ne se sent pas encore prête, malgré tout l’intérêt qu’elle porte au projet et les encouragements de son mari, lui aussi passionné de sciences.

Nice – 2009. Au cours d’un congrès d’océanographes, Lee Karp-Boss croise Gaby Gorsky, lui aussi coordinateur de Tara Oceans, qui lui présente le projet. « Pour l’anecdote, je connaissais déjà Gaby. Quand j’avais dix ans en Israël, il me donnait des cours de natation.» Adepte de la voile, Lee est tout de suite enthousiasmée par cette expédition.

Océan Pacifique Sud – 2011. Dans le cadre de l’expédition scientifique « Tara Oceans », les parcours de Lee et Leïla se rejoignent en plein désert océanique du Pacifique Sud. Qui aurait pensé que l’enfant du Sahara adopté par la France, fasse un bout de chemin avec l’enfant de la ville sainte devenue américaine ? A bord de Tara, cette rencontre n’est en réalité pas si surprenante. Ici, la science semble être un monde sans frontière, ni pavillon.

L’histoire de ces parcours croisés ne devrait pas s’arrêter là, car les deux chercheuses envisagent de se revoir pour coopérer.

Anna Deniaud

Actualmente  el Tara Oceans en la Isla de Pascua, Tara da la bienvenida a bordo de la científica  Leila Tirichine, investigadora y Lee Karp-Jefe, jefe científico.
Si Leila y Lee fueron para representar a su  país, ahora le sería difícil para ellos  elegir una sola bandera. Al igual que Tara, se izó la bandera de su país de origen, y otro en honor de su país de acogida. Y luego en un baúl, que conservan las banderas de estos países aue han visitado.....

Trayectoria de la nueva científica a bordo

-1964 Jerusalén. Dieciséis años después del nacimiento de Israel, Lee nació. Al igual que su gente, sus orígenes son variados. Sangre de Rusia, Hungría y Yugoslavia corriendo por sus venas. A pesar de las amenazas que sufre la ciudad santa, Lee pasó una infancia y juventud en el tranquilo barrio de Katamon, situado cerca del centro de Jerusalén. El tiempo de vacaciones, la niña y su familia salieron de la capital para llegar a la orilla del Golfo de Aqaba en el Sinaí. Equipado con una máscara y snorkel, Lee explora las maravillas del arrecife de coral en el Golfo de Aqaba. De estos fondos marinos es, probablemente, nació la pasión por la oceanografía.

Ghardaia - 1970. Ocho años después de la independencia de Argelia, Leila nació en el sur, cerca del Sáhara. Sus padres son de nacionalidad argelina, francesa, pero que pertenecen principalmente a la población bereber. Leila pasó su infancia rodeada de dunas y oasis. A los seis años, la nieta de iniciar una colección de escorpiones, sería el comienzo de una pasión por las ciencias naturales ... "Yo estaba fascinada por los escorpiones. Le pregunté a mi abuela para atraparlos y luego los puse en un frasco con etanol. Años más tarde, le di toda mi colección al Departamento de Zoología, Instituto de Agronomía de Argelia. " A la edad de siete años, dejando Leila Ghardaia las dunas de las playas de la capital. 

 

Dieciocho años. Una licenciatura en el bolsillo, el joven argelino camina a través de las puertas de la Escuela de Agronomía de Argel. Para los jóvenes israelíes, ha llegado el momento de realizar su deber cívico. Antes de comenzar su servicio militar, Lee cometió un voluntariado año en una ciudad en desventaja en el país. Por la mañana, se dedicó a la educación de los niños, por la tarde en los proyectos de desarrollo en la ciudad. Tras su nombramiento, Lee se asigna al servicio militar a una posición de guía cultural. Su misión: viajar por el país con los soldados para enseñar historia, geografía y cultura del país que sirven. "Yo tenía seis meses de entrenamiento antes de comenzar, con los arqueólogos líder, historiadores, geógrafos Israel. Fue muy emocionante. Después de dos años y medio de servicio, la joven a viajar unos meses en Noruega, Inglaterra. De vuelta en su ciudad natal, Lee se matriculó en la biología de la universidad de Jerusalén.

Seattle - 1991. Para explorar nuevos horizontes en el mundo de la oceanografía, Lee y su marido, también un oceanógrafo,  de Israel y se establecieron en los Estados Unidos para hacer su doctorado. "Los primeros meses fueron difíciles. Yo aprendí Inglés en la escuela pero no fue fácil de seguir cursos en la universidad. Y en la vida cotidiana, sentí que había perdido mi sentido del humor, porque tenía problemas para entender los chistes. "Lee va rápidamente, muy comprende rapídamente, el Inglés. Día tras día, se siente más cómodo en su país de acogida. En la Universidad de Washington, el joven investigador intenta desentrañar los misterios de la vida de los microorganismos en un medio viscoso, que es el océano.

Toulouse - 1994. A través de un concurso nacional, Leila gana una beca para estudiar en Francia. Después de un título en biotecnología vegetal agronomía en profundidad en Toulouse, se dirige a la DEA Rennes, Toulouse y luego volvió a comenzar un doctorado en biología molecular y celular de las plantas. Leila tiene años de estudio en Francia para viajar por todo el país, y sorprendentemente, este "niño del desierto" ama por encima de todas las montañas, esquiar en la nieve.

Si bien Lee cambia su estadia  en  los EE.UU. para participar en una investigación post-doctoral sobre "la dinámica del carbono orgánico en el afloramiento," candidato Leila después de su tesis, para integrar el laboratorio de Jens Stougaard, Dinamarca. "Recuerdo muy bien mi llegada a Dinamarca, que fue un día de tormenta, hubo vientos de más de 150 km / h. Llegué a Toulouse - Aarhus con mi Opel Corsa. Para Leila, el épico viaje marca el comienzo de seis años danés encuentros ricos y emocionantes descubrimientos científicos. Con su equipo, identificar los genes mutantes que pueden nodular sin la presencia de bacterias. A raíz de este descubrimiento, el laboratorio presentó dos patentes.

Maine - 2002. Después de cuatro años en Oregon, Lee se mudó con su familia en Maine, donde se ganó un lugar como investigador en la universidad. Los países que optaron por estudiar, parece que finalmente se adopte.

París - 2009. Durante tres años, Leila ha fijado su residencia en París para vivir junto a su marido. El año del nacimiento de su hijo, el investigador solicita ayuda del CNRS para entrar en el Laboratorio de Biología Marina en la ENS de París, dirigida por Chris Bowler. Como coordinador de la expedición, Chris Bowler habló a su nuevo recluta Tara océanos del proyecto. "Sería bueno si a bordo de Tara. Ya ves, esta es una maravillosa experiencia que marcará su vida! . Recientemente inmerso en el mundo de la biología marina en el momento de Leila no se siente listo todavía, a pesar de todo su interés en el proyecto y el apoyo de su marido, también un entusiasta de la ciencia.

Niza - 2009. Durante una conferencia de oceanógrafos, Lee Karp-Boss cumple Gaby Gorsky, también coordinador de Océanos Tara, quien presentó el proyecto. "Como anécdota, yo ya sabía de Gaby. Cuando tenía diez años en Israel, he dado clases de natación. "Marineros, Lee estaba emocionado de inmediato acerca de esta expedición.

Al sur del Océano Pacífico - 2011. Como parte de la expedición científica "Tara Oceans", el término de Lee y Leila a participar en el desierto del sur del Océano Pacífico. ¿Quién hubiera pensado que el niño del Sahara adoptadas por Francia, hace un largo camino con el niño de la ciudad santa convertido en Estados Unidos? Un tablero de Tara, esta reunión no es realmente tan sorprendente. Aquí, la ciencia parece ser un mundo sin fronteras, sin bandera.

La historia de estos científicos no se  detendrá  aquíí, ya que los dos investigadores planean volver a reunirse para cooperar.

Anna Deniaud   - presse tara oceans -

Nota original desde el Tara Oceans Expeditions - 2011 desde la Isla de Pascua - investigaciones de microorganismos , planctón , bacterias en el Oceáno Pacífico Sur  - Programa radial AM 1470 radio Mburucuyá - sábados de 10 a 12 horas - Conduce y produce Gerardo D´Andres-

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